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9 mars 2009

ANTICIPER, UNE TÂCHE ESSENTIELLE DE L’ÉTAT


Jean-Claude Crevoisier

La gestion des affaire publiques est chaque jour plus complexe. Et le temps de réaction se raccourcit continuellement.


Vivre avec le changement permanent
Les procédures actuelles de traitement des affaires ne permettent ni de répondre correctement aux difficultés qui se présentent, ni de satisfaire, dans des délais raisonnables, les besoins qui se manifestent. Et il est parfois trop tard pour agir.
Rien n'est permanent, sauf le changement, avait déjà dit Héraclite. Mais aujourd’hui l’avenir n’est plus un simple prolongement du passé. Demain ne peut plus être imaginé comme une suite du présent. L’environnement change en permanence et parfois sans transition, la société évolue parfois même brutalement. L’économie triomphante impose ses lois ou plus précisément une réduction sinon une absence de règles. Il y a des ruptures soudaines, des changements de cap imprévisibles, des sociétés sont mises en faillite, des décideurs sont révoqués et remplacés sans état d’âme, à la direction des entreprises comme parfois à la tête des Etats.
Une anticipation systématique des problèmes permettrait de se préparer à temps au surgissement d’un problème voire d’y échapper . Celui qui sait éviter les problèmes (non en les fuyant !) est toujours plus efficace que celui qui sait les résoudre, constate le sage. Sachant cela, il apparaît logique de donner une existence institutionnelle à cette fonction d’anticipation.
L’expérience nous montre que la gestion du quotidien, toujours urgente et totalement absorbante, ne permet que trop rarement aux parlementaires comme aux membres des exécutifs de “ lever la tête du guidon ” et de pratiquer une véritable gestion prévisionnelle. N’oublions pas en outre que le « temps » des élus se borne la plupart du temps à la durée d’une législature. Et que l’électeur est surtout sensible au court terme. La perspective lointaine du « Grand soir » ne le fait plus vibrer de puis longtemps. La situation n’est pas nécessairement meilleure dans les entreprises, mais là n’est pas notre propos.
La capacité d’anticiper constitue un pouvoir réel. Or en régime démocratique tout pouvoir doit trouver une légitimité et être soumis à des règles de fonctionnement. Quelles fonctions, quel fonctionnement, quel mode de constitution pourraient avoir ce que l’on va appeler le « pouvoir anticipatif ».

Donner une forme à la fonction anticipative
Pour concevoir et éclairer l’avenir, il faut aujourd’hui de l’imagination, de l’intuition, de l’audace aussi (car il faut accepter qu’on puisse parfois se tromper). Oser être visionnaire serait donc la qualité essentielle demandée à ce pouvoir.
Si le fonctionnement de cette nouvelle institution ne doit pas être alourdi par des règles bureaucratiques, l’efficacité de son travail dépendra toutefois d’une structure administrative certes légère, compétente et efficace.
Les résultats des travaux de cette institution voire les débats en son sein gagneraient à être publics. De plus la possibilité de procéder à des auditions et d’attribuer des mandats de recherche doit lui être permise.
Mais encore faut-il que ces anticipations débouchent sur des propositions concrètes, traduisibles en comportements et en actions pour le législatif et pour l’exécutif. Et il serait par exemple souhaitable que ses conclusions aient ainsi valeur d’initiative parlementaire.
Comment pourrait être composé ce « conseil » ? Personne ne conteste l’obligation qui est faite aux magistrats de l’ordre judiciaire d’être en possession d’un brevet d’avocat ou de notaire. Pour participer au travaux de notre nouvelle institution, des exigences de compétences doivent également être posées. Ne devront dès lors être éligibles au sein de cet organe que des innovateurs confirmés dans leur domaine d’activité : des artistes, des fondateurs d’entreprise et des chercheurs qualifiés, soit des personnages que l’on retrouve malheureusement trop rarement sur des listes électorales et encore moins souvent parmi les élus.
Les problèmes continueront évidemment de se poser à l’avenir. Leur anticipation permettront toutefois aux pouvoirs publics de s’y préparer et d’y répondre plus efficacement et peut-être aussi plus économiquement. C’est le pari que nous tenons.


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