18 novembre 2011

LE JOURNAL DE LA SCIENCE


<h2>Le chevaucheur d'araignée et la pierre de Soleil</h2><p>Bonjour et bienvenue dans le Journal de la semaine pour un tour d'horizon de l'actualité scientifique. Au sommaire de ce numéro, un chevaucheur d'araignée, la fin de la précocité en science, la pierre de Soleil et l'intrus de la ceinture d'astéroïdes. Voilà ce numéro est terminé, merci de l'avoir suivi. Rendez-vous vendredi prochain dans cette même émission ou bien sur science actualités.fr, le site de la rédaction,. A la semaine prochaine. Le chevaucheur d'araignée Il y a 50 millions d'années, un petit acarien grimpait sur le dos d'une araignée pour se faire transporter vers des horizons plus cléments. Manque de bol. Ce jour-là, sa monture s'est fait piégée par de la résine végétale. Une résine qui a ensuite durcie pour se transformer en ambre, figeant dans un éternel présent les organismes emprisonnés... Comme notre malheureux passager clandestin qui vient d'être découvert par une équipe anglo-allemande. Long de 176 micromètres, cet arthropode est l'un des plus petits organismes jamais observés par tomographie en rayons X. S'il est déjà rare d'observer des acariens fossilisés, les voir en pleine action relève du miracle. D'autant que ce qui se pratiquait il y a 50 millions a toujours cours aujourd'hui. Les descendants ou lointains cousins de cet acarien présentent en effet ce comportement opportuniste, ils se font transporter. Un fait que les biologistes expliquent ainsi : ce genre d'acariens se reproduit très vite mais seulement si les conditions environnementales sont appropriées. Si tel n'est pas le cas, il grimpe sur le dos d'arthropodes de plus grande taille, des araignées par exemple, pour parcourir de plus grandes distances et tenter d'atteindre le milieu optimal. Précocité ne fait pas loi en science Quand Albert Einstein a publié sa théorie de la relativité restreinte, il avait 26 ans. La gravitation universelle et la mécanique quantique sont nées quand Newton et Heisenberg avaient 25 ans. Un constat qui a fait naître le culte de la précocité en science et cette phrase d'Einstein : &#171; une personne qui n'a pas apporté de contribution majeure à la science avant l'âge de 30 ans ne le fera sans doute jamais &#187;. Une affirmation aussi sévère que fausse. C'est ce que suggèrent deux Américains après avoir étudié la carrière des Prix Nobel. En moyenne, sur le siècle dernier, les travaux majeurs ont été effectués par des chercheurs approchant la quarantaine avec quelques nuances. Jusqu'à 1905, le pic de créativité apparaissait vers 36 ans alors que depuis 1985, il est plutôt atteint vers 45-50 ans. Pour les auteurs, ce décalage s'explique par la quantité toujours croissante de connaissances à assimiler et par un moins grand nombre d'avancées purement théoriques. Des différences existent aussi entre les disciples. Voici par exemple les résultats obtenus en médecine avec en abscisse l'année de la découverte majeure et en ordonnée la fréquence des quarantenaires (c'est la courbe du haut) ou des trentenaires (la courbe du bas). Il apparaît qu'en médecine, les résultats majeurs sont bien plus souvent obtenus vers 40 ans que vers 30 ans. Idem si l'on considère les courbes de la chimie. En physique, la tendance est similaire même si la proportion de trentenaires est plus élevée qu'ailleurs. La pierre de Soleil Il y a une dizaine d'années, non loin de l'épave d'un bateau anglais datant du XVIe siècle, des chercheurs trouvaient une pierre étrange, capable de polariser la lumière. Parvenue dans le laboratoire de Physique des Lasers de l'université de Rennes, cette pierre a été identifiée comme un cristal de calcite transparent assez courant en Scandinavie. Une origine qui a donné une idée aux chercheurs. Et si ce cristal était la pierre de soleil dont parlent les sagas scandinaves ? Cette pierre que les navigateurs sortaient de leur poche pour s'orienter et qui aurait peut-être permis aux Vikings d'atteindre vers l'an 1000 l'Amérique du Nord ? C'est en tout cas une possibilité. Les chercheurs ont en effet montré qu'en passant au travers de ce cristal, les rayons du soleil forment deux images dont l'intensité permet de déduire la position du soleil et donc de s'orienter. Pour les auteurs de l'étude, ce compas optique a pu exister jusqu'à la découverte de la boussole au XIIIe siècle, voire après, lorsque la présence de canons métalliques à bord des rafiots perturbait trop le compas magnétique. L'intrus, cousin de la Terre Entre Mars et Jupiter, il y a une ceinture d'astéroïdes et à l'intérieur de celle-ci, il y a un intrus : un astéroïde de 100 kilomètres de diamètre appelé Lutetia dont la couleur et les propriétés de surface n'ont rien à voir avec celles de ses congénères. Et pour cause : cet astéroïde n'est pas né dans cette partie du système solaire. Il est un fragment, un vestige de la matière originelle qui a permis à Mercure, Vénus et la Terre de se former. C'est ce que vient de découvrir une équipe franco-américaine après avoir combiné les données de la caméra OSIRIS de la sonde Rosetta et celles obtenues par différents télescopes terrestres. Initialement, Lutetia appartenait au système solaire interne. Il a néanmoins été dévié en passant à proximité d'une planète rocheuse. Son orbite aurait alors été modifiée et Lutetia, exilé, se serait retrouvé dans la ceinture d'astéroïdes. Réalisation : Christian Buffet Production : Universcience 2011 </p>

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