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3 février 2012

JOURNAL DE LA SCIENCE


<h2>Le changement climatique en 26 secondes chrono !</h2><p>Journal de la Semaine n&#176; 110 Bonjour et bienvenue dans le journal de la semaine pour un tour d&#8217;horizon de l&#8217;actualité scientifique. Au sommaire de ce numéro&#8230; &#8226; Le changement climatique en 26 secondes ; &#8226; L&#8217;étrange vision des araignées sauteuses ; &#8226; Les colères du Soleil ; &#8226; Et enfin, les meilleures images du concours international d&#8217;imagerie scientifique. Le réchauffement climatique en 26 secondes Selon le Goddard Institute de la NASA, l&#8217;année 2011 se révèle être l&#8217;une des plus chaudes depuis 1880, la neuvième exactement. Ce même laboratoire nous propose d&#8217;observer en 26 secondes seulement, 132 ans de relevés climatiques, depuis la mise en place des premières stations météorologiques. En bleu apparaissent les zones dont la température est inférieure à la moyenne, en rouge, les régions dont les températures sont plus élevées. On remarque ainsi que les variations sont très inégales selon les zones terrestres. Et que c&#8217;est dans les régions polaires que le réchauffement est le plus important. Cette animation montre également que depuis plus d&#8217;un siècle, 9 des 10 années les plus chaudes sont postérieures à l&#8217;an 2000. Cible en vue Pour estimer les distances, notre cerveau analyse les infimes différences entre les images fournies par nos deux yeux. En considérant que l&#8217;araignée possède &#8211; non pas une paire &#8211;, mais quatre paires d&#8217;yeux, il serait légitime de penser que cet animal présente de bonnes aptitudes dans ce domaine. De fait, l&#8217;araignée sauteuse affiche un don particulier pour estimer la distance qui la sépare de ses proies. Mais elle utilise un principe bien différent du nôtre, comme le montrent des chercheurs japonais. La rétine de cet animal est composée de 4 couches de cellules photoréceptrices. Lorsque l&#8217;araignée observe sa proie, l&#8217;image se focalise sur la couche rétinienne la plus profonde. Sur les autres couches, l&#8217;image apparaît floue, et ce, proportionnellement à la distance de la proie. C&#8217;est donc en mesurant les différences de netteté entre les différentes images que l&#8217;araignée parvient à fondre précisément sur sa cible. Cependant, ce principe ne fonctionne qu&#8217;avec les cellules sensibles au vert, si bien que, soumise à une lumière rouge, l&#8217;araignée ne peut plus estimer les distances et rate son attaque. Orage magnétique Le 23 janvier dernier, les instruments pointés vers le soleil détectaient une éruption d&#8217;une ampleur exceptionnelle. Cet événement, observé ici par le satellite Soho, est habituellement suivi d&#8217;un orage magnétique : la bulle de particules éjectée dans l&#8217;espace, provoque, lors de son arrivée sur Terre, des perturbations magnétiques souvent dangereuses pour les instruments électroniques et les satellites. La tempête solaire était classée au niveau &#171; fort &#187;. Mais, coup de chance, l&#8217;éruption n&#8217;étant pas directement orientée vers la Terre, le flux de particules n&#8217;a touché notre planète que très partiellement. L&#8217;orage magnétique a donc été classé comme mineur, et les satellites n&#8217;ont pas eu à souffrir de cet événement. Malgré tout, dès le 24 janvier, le ciel des régions polaires a pu s&#8217;illuminer de magnifiques aurores boréales. C&#8217;est beau une image de science La revue Science et la National Science Fondation, qui récompensent chaque année les meilleures images scientifiques du moment, viennent tout juste de révéler les lauréats du challenge 2011. Le premier prix revient à cette image, celle d&#8217;une coupe d&#8217;œil de souris dont le traitement permet de distinguer pas moins de 70 types de cellules. Une mention honorable récompense cette autre photo. Il ne s&#8217;agit pas de griffes, mais de trichomes, c&#8217;est-à-dire de poils présents à la surface d&#8217;un jeune concombre immature. Le prix du public revient à ce paysage typiquement américain&#8230; qui n&#8217;est en fait qu&#8217;une structure nanométrique constituée de feuilles de titane observée au microscope électronique. Le challenge ne récompense pas seulement des travaux scientifiques, mais aussi des illustrations parues dans la presse ou les médias, comme cette représentation d&#8217;une cellule cancéreuse, ou encore cette reconstitution particulièrement détaillée du virus Ebola. Et pour retrouver l&#8217;intégralité des images primées, rendez-vous à cette adresse : http://www.nsf.gov/news/special_reports/scivis/ Voilà, ce numéro est terminé. Rendez-vous vendredi prochain pour un nouveau tour d&#8217;horizon de l&#8217;actualité scientifique. En attendant, retrouvez-nous sur Science Actualités.fr, le site de la rédaction. À la semaine prochaine. </p>

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