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3 octobre 2014

DISPARAÎTRE D'INTERNET ?

  Proposé par Georges
Nettoyage numérique: comment disparaître du net
Steffan Heuer, Journaliste 
 
Sur Internet, il est fastidieux et pratiquement impossible d'effacer son passé. Une nouvelle industrie est née, chargée d'éliminer e-mails, commentaires et autres profils de médias sociaux. Mais est-ce efficace?
Source : Crédit Suisse Newsletter 23.06.2014


108,8 milliards d'e-mails professionnels sont envoyés chaque jour, et chaque minute Google enregistre plus de deux millions de recherches ! Pendant ces 60 secondes, 278'000 tweets sont envoyés, 1,8 million de statuts sont «aimés» sur Facebook et 72 heures de vidéo sont téléchargées sur YouTube. Et ces chiffres sont sans aucun doute déjà obsolètes.
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Mais qui intervient dans ce flux d'informations, sans même parler d'y faire le ménage ou de supprimer toutes les données ? Les déchets numériques sont l'un des défis du XXIe siècle: leur élimination, leur stockage définitif ou leur destruction soulèvent de nombreuses questions techniques, juridiques et sociales.
Les informations qu'une personne croyait avoir effacées peuvent, dans de nombreuses bases de données, avoir une vie propre. Les exemples célèbres ne manquent pas, comme le procès entre Kevin Costner et Stephen Baldwin, dans le cadre duquel les avocats de Baldwin avaient réussi à retrouver dans le téléphone de leur adversaire des SMS compromettants, pourtant effacés depuis longtemps. On peut aussi citer Paris Brown, conseillère de la police, licenciée après des tweets sur des soirées arrosées et d'autres détails de sa vie privée.
Il est encore plus difficile d'éliminer les anciennes informations qui ont été transmises à des tiers, par exemple par des connaissances sur les réseaux sociaux ou dans le cadre d'archives d'une administration ou d'une entreprise. On ne sait pas à qui appartiennent ces «souvenirs», ni qui peut y accéder et les contrôler.

Ineffaçables
«L'oubli revêt une importance majeure pour l'être humain. Nous vidons notre poubelle à souvenirs et effaçons ce qui ne nous semble plus important», explique Viktor Mayer-Schönberger, un expert de la protection des données formé à Oxford, qui a étudié en détail ce sujet dans ses deux ouvrages «Delete» et «Big Data». Selon lui, même les utilisateurs avertis ne sont aujourd'hui pas en mesure d'effacer totalement leurs traces sur Internet, car ils ne peuvent pas contrôler ce que les autres diffusent à leur sujet. Cependant, il est possible de nettoyer au moins en partie son identité numérique et d'éviter ainsi les mauvaises surprises. Il existe pour cela une palette croissante de services et d'applications.
La règle de base est évidente: mieux vaut ne pas partager les informations du tout que d'avoir à les effacer plus tard. Concrètement, cela veut dire qu'il faut bien réfléchir avant de s'inscrire à un service, et, à chaque nouvelle publication, se demander si l'on va se la voir reprocher un jour. Il est également important d'être attentif aux paramètres privés de certains sites comme Facebook, dont les modifications constantes sont à surveiller afin d'éviter en amont les fuites de données. Remplacer Google par des moteurs de recherche comme Startpage ou Duck- DuckGo permet de laisser moins de (voire aucune) traces identifiables. Cela est capital pour rétablir un semblant de vie privée.

Oui aux pros
Le nettoyage professionnel de données indésirables sur le net peut être effectué par des sociétés comme reputation.com. Elles contrôlent ce qui est dit de certaines personnes ou entreprises et peuvent éliminer les informations ou rendre leur référencement moins évident grâce à l'optimisation des recherches. Souvent, cela suffit car pratiquement personne ne va chercher des informations après la 2e ou 3e page de résultats (cependant, les algorithmes de recherches en sont capables).
Pour se retirer des bases des grands hébergeurs de données, il faut faire appel à des sociétés comme DeleteMe, qui, contre un forfait annuel, démarchent des dizaines de bases de données. Mais: «On ne peut pas complètement disparaître d'Internet», explique Rob Shavell, PDG d'Abine, un autre service de protection de la sphère privée sur le net. «Cependant, nous pouvons supprimer la majorité de nos informations détenues par les services commerciaux.» Pour Twitter, il existe un service gratuit, Twitwipe. Mais, ici également, la suppression est imparfaite: les anciennes publications diffusées et archivées par d'autres services ne peuvent être supprimées.
Il en va de même pour les e-mails. Effacer ses échanges sur LinkedIn ou Facebook ne s'applique pas aux copies qu'ont reçues vos destinataires. Pour éviter que les opérateurs réseau conservent et exploitent les données tiers et les métadonnées, il faut laisser le moins de traces possible. SnapChat est l'une des nombreuses et nouvelles applications permettant une autodestruction des fichiers. Mais ici également, les conversations ne disparaissent pas totalement, et peuvent être rétablies si l'on s'y connaît. D'autres applications comme ChatSecure, Wickr ou Silent Circle permettent d'éliminer irrévocablement les messages après la lecture.

Pas de législation sur l'oubli
Si les activités de nettoyage sont en plein boom, les législateurs se demandent comment donner davantage de droits aux individus. La Californie a notamment prévu de sanctionner le «Revenge Porn», qui consiste en une diffamation au contenu sexuel. «Nous avons nous-mêmes créé ce problème, en nous permettant de tout enregistrer et de tout récupérer», affirme la chercheuse néerlandaise Paulan Korenhof, qui a présenté une thèse intitulée «Effacer et oublier». Pour elle, une «législation sur l'oubli», comme adoptée par l'UE en début d'année, serait inutile et inapplicable. «Ce serait une débauche de moyens. Souvent, il suffit de rendre les informations difficiles d'accès pour protéger les intérêts de tous.» Internet étant devenu une archive planétaire, il y aura toujours des gens qui ne voudront pas appuyer sur «supprimer». Tant que cette situation perdure, la meilleure solution reste une diffusion restreinte des données.


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