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12 septembre 2015

VERS UNE DÉMARCHE QUALITÉ

À la demande de Rodolphe


"Qui sait résoudre les problèmes est toujours moins efficace que celui qui sait les éviter". cette citation de Genaro Valdez Cons devrait constamment inspirer les responsables politiques.
Apprendre des expériences passées
Actuellement, l'évaluation de l'action publique est effectuée globalement lors des élections en fin de législature et ponctuellement lors des votations soumises épisodiquement au corps électoral. À cela s'ajoute certes les avis d'un Contrôle des finances (parfois d'une Cour des comptes), surtout attaché à traquer les usages inadaptés voire délictueux des moyens mis à la disposition de l'État et de son administration.
Dans l'ensemble, l'action publique est correcte et donc reçue plutôt avec indifférence. Il y a cependant des administrés, confrontés à des décisions de l'appareil d'État, qui n'en sont pas satisfaits. Et souvent aucune voie de recours ne leur est offerte pour répondre à un mécontentement quelquefois pourtant justifié. 
 
Les difficultés des relations entre l'État et le citoyen peuvent prendre plusieurs formes : ici ce sont des textes législatifs ou des directives internes qui se révèlent à l'usage dépassées, là c'est le dysfonctionnement d'un service et parfois même l'incompétence ou des difficultés relationnelles d'un agent de la fonction publique. Une opinion publique, évidemment plutôt négative, se forme ainsi sur l'addition de ces mauvaises expériences individuelles.
Il est dès lors utile d'avoir connaissance de ces expériences passées. Et si elles ont été malheureuses, il est indispensable d'éviter dans le futur la répétition de ce qui n'a apparemment pas bien fonctionné. Une fois avérés, enregistrés et pesés, ces cas devrait entraîner, le plus rapidement possible, les mesures correctives adéquates.
Sortir la tête du guidon
"Gouverner, c'est prévoir" (citation d'Émile de Girardin). Or l'avenir, moins que jamais, ne sera une simple répétition du passé. Imaginer l'avenir pour s'y préparer et avoir prise sur lui au lieu de devoir le subir est donc une responsabilité première des gouvernants.
Mais avec un temps "bouffé" par les sollicitations du présent et par des urgences, les membres d'un exécutif peinent à trouver un moment pour une réflexion prospective. D'ailleurs, s'ils en trouvaient l'opportunité, auraient-ils toutes les compétences nécessaires pour s'adonner à cet exercice ? Habitués sinon condamnés à vivre constamment dans le présent et à devoir trouver des solutions immédiates, pourraient-ils s'abstraire de cette habitude de pensée ? De plus, par leur fonction, les gouvernants sont prioritairement et institutionnellement amenés à appliquer les décisions du législatif ; très rarement à imaginer des changements de paradigmes.
La démarche prospective requiert de ceux qui s'y engagent des qualités particulières, notamment créativité, lucidité, réalisme, liberté de pensée, indépendance d'esprit, absence de préjugés, détachement partisan. Un ensemble de qualités qu'on ne va vraisemblablement pas rencontrer dans une seule tête. Ce qui nous fait dire que la démarche doit obligatoirement reposer sur un groupe de personnes rassemblant ces compétences.
Penser à l'amont autant qu'à l'aval de l'action
Nous voyons en conclusion au moins deux façons, dans les affaires publiques, de tenter au maximum d'éviter les problèmes. Il s'agit d'une part de tirer les leçons des éventuelles erreurs ou des dysfonctionnements du passé et d'autre part de se donner les moyens d'anticiper l'avenir.
Montesquieu avait identifié, au XVIIIe siècle, les trois pouvoirs qui permettent à un État de fonctionner démocratiquement : le législatif, l'exécutif et le judiciaire. Certains ont voulu y ajouter un quatrième pouvoir, le pouvoir médiatique. Or celui-ci fonctionne plutôt, dans le meilleur des cas, comme contre-pouvoir et comme aiguillon.
Pour tirer les leçons du passé, nous suggérons (à nouveau) la création d'une instance de médiation évidemment indépendante de l'exécutif. L'amélioration continue, souhaitée par tous, des prestations publiques passerait par l'enregistrement systématique des doléances des administrés, mécontents d'une décision les concernant. Une telle prestation devrait se fonder sur une évaluation critique et quantitative des plaintes, pour déboucher sur une synthèse et des recommandations qui permettraient aux décideurs politiques de mettre rapidement en œuvre les correctifs jugés nécessaires. Ce système serait de nature à renforcer la nécessaire confiance que les citoyens doivent avoir dans le fonctionnement de leur État.
Pour se préparer à affronter l'avenir, une instance tout aussi officielle de réflexion prospective offrirait aux responsables politiques une visibilité des événements et situations futurs qui auront une influence sur la conduite de l'État. Cette fonction, qui devrait être reconnue comme stratégique, serait d'ailleurs un investissement rentable et non une dépense de fonctionnement.
Il est ainsi demandé aux élus l'humilité de reconnaître puis de corriger les erreurs passées et l'intelligence d'imaginer l'avenir pour le maîtriser au mieux.
jean-claude.crevoisier(arobase)courant-d-idees.com

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